Ça commence à faire beaucoup… – Newsletter N°6


Ça commence à faire beaucoup…

L’épidémie du Covid met les activités de néphrologie et de dialyse au défi du maintien d’une activité qui ne peut être ni diminuée, ni différée, malgré un contexte défavorable.

Ces établissements de santé font preuve avec courage d’agilité, une adaptabilité qui s’avère toutefois particulièrement difficile dans le cadre d’une activité itérative.

J’aimerais ici saluer leur investissement, discret, pour poursuivre ces soins vitaux, malgré tout, et assurer la vaccination des patients qu’ils prennent en charge. J’ai une pensée particulière pour nos collègues des Antilles et de l’Océan Indien qui sont en ce moment durement touchés par la crise du Covid.

Certains territoires rencontrent des tensions sur les effectifs soignants ayant la compétence en dialyse qui, jugulés au contexte d’une 4e vague, exacerbent les difficultés pour assurer la continuité des activités en dialyse. Nous redemandons avec insistance que des infirmiers soient formés en nombre beaucoup plus conséquent afin de répondre aux besoins en personnel des établissements de santé. Ceci, tout particulièrement pour des prises en charge spécialisées comme la nôtre qui supposent en outre une formation et une expérience spécifiques qui sont rares et ne peuvent se trouver au travers de l’intérim.

En outre, le nécessaire dédoublement des séries de prises en charge des patients Covid et non Covid mis en place pour éviter des contaminations entre patients mobilise plus de soignants et de locaux. Cette adaptation demandée n’est pas compatible avec la régulation de l’offre de soins qui s’applique à ce jour à notre activité de soins, tant au niveau du capacitaire que des professionnels médicaux et paramédicaux. Elle suppose d’aborder notre politique de santé avec souplesse et pragmatisme pour être en situation d’offrir une réponse adéquate.

Enfin, sur le volet du financement, on peut regretter que l’outil SIVIC retenu pour identifier l’activité Covid, ne permette pas de refléter correctement l’activité réalisée par l’ensemble des établissements de santé. Conçu initialement pour le suivi des victimes d’attentats et de situations exceptionnelles, cet outil n’était pas adapté pour recenser l’activité des centres de dialyse. Ils ont pourtant largement contribué à la prise en charge des patients Covid et aimeraient voir leur implication recensée à sa juste valeur et équitablement prise en compte dans l’attribution de l’enveloppe financière dédiée aux surcoûts Covid qui en découle.

Je souhaite malgré tout à ceux qui ont réussi à couper un peu une excellente reprise.


Vincent Lacombe
Président FHP REIN